Musée de l'Holocauste - Phase de qualification
Dans le cadre du concours pour le nouveau Musée de l'Holocauste de Montréal, EVOQ a développé une proposition architecturale ancrée dans une dualité fondamentale : l'ombre et la lumière, le souvenir et l'espoir.
Le projet s'articule autour d'un mur générateur qui structure l'organisation spatiale du musée, séparant les espaces publics lumineux — agora, place publique, exposition temporaire — des espaces de mémoire et de recueillement plongés dans l'obscurité. Cette dialectique spatiale traduit la tension inhérente à l'expérience muséale : confronter l'horreur du génocide tout en portant un message de résilience et de solidarité.
Un jardin en gradins encaissé dans la volumétrie du bâtiment fait pénétrer la lumière naturelle jusqu'aux niveaux inférieurs, offrant un espace de repos et de dialogue informel entre les visiteurs. L'ensemble compose un parcours immersif et transformateur, conçu pour marquer durablement la mémoire collective.
Musée de l'Holocauste de Montréal
Neil McNulty
Bryan Mendez
Marc-André Perreault
Pavlik Frank
« Je reviens, cette fois en accompagnant la classe de mes enfants. Depuis l’agora, nous allons porter nos manteaux à l’arrière. L’expérience reprend. Les enfants sont fascinés par la magie qui s’opère dans la salle des hologrammes, par les voix des survivantes et des survivants. Descente à l’auditorium et la salle multifonctionnelle. La géométrie spatiale guide notre regard vers le jardin en gradins, source de lumière naturelle. Encaissé dans la volumétrie du musée, il monte en palier du sous-sol pour rejoindre la rue St-Dominique, tel un amphithéâtre qui se prête au jeu des saisons et qui permet le repos et les discussions informelles. Après la présentation, nous revenons au rez-de-chaussée pour visiter l’exposition temporaire puis reprendre notre flânage et nos bavardages au coeur de l’agora, puis la place publique, puis la rue. Dialogue. Échange. Expériences transformatrices.
Nous quittons. Ce mur, métaphore de la manière dont l’holocauste a déchiré le tissu de la civilisation et ébranlé les fondements mêmes de l’humanité, nous le sentons s’effacer maintenant derrière nous. Il soutient l’organisation spatiale, séparant l’agora et les espaces publics baignés de soleil des espaces où règne l’ombre, dans lequel la haine, le racisme et le génocide sont révélés. Nous comprenons maintenant son testament, ce message de souvenir, de chagrin et de sacrifice, mais également celui de résilience, de solidarité et d’espoir.
Entre l’ombre de l’oppression et la lumière de la liberté » .



